mercredi 19 juin 2013

Picking ? Mais avec quel outil ?

Quand on commence à vouloir faire l’élevage de reine, la question qui se pose, c’est de savoir avec quel outil est-il plus facile de travailler. Comme évidement moi aussi je me suis posé cette question et que j’ai cherché et testé plusieurs méthodes, je me propose de vous faire un petit billet sur le sujet.

Je voulais vous montrer les différents outils que j’utilise pour faire du picking lors de l’élevage de reine mais les photos que j’ai obtenues ne sont vraiment de bonne qualité. J’essaierai d’en refaire et les insérer par la suite. (C'est corrigé le 20 juin 2013).

Depuis 3 ans j’ai testé plusieurs outils qui m’on été présenté et je dois dire que certains me sont plus pratique que d’autre. J’ai déjà utilisé 2 différents picking métalliques, le picking chinois et le pinceau.



Lorsque j’ai débuté le greffage, j’ai assister à une formation, ou je devais utiliser un picking chinois et un picking métallique inoxydable. Mais je dois dire de suite qu’il y a picking chinois et picking chinois. Il y a des qualités différentes c’est ce que j’ai découvert dernièrement. La première fois donc j’ai utilisé un picking chinois très premier prix, j’ai rencontré des problèmes avec la souplesse de la plume. En parallèle nous avions aussi à disposition des picking en métal inoxydable. Pour moi qui suis opticien de formation, et donc habitué de travailler avec des petits outils, j’ai préféré de suite celui en métal. Ce que j’ai pu reprocher au picking chinois, c’est que la plume ne se recourbait pas dans le fond de l’alvéole comme je voulais, et ne me permettait pas de faire une sorte de spatule pour passer sous la larve pour la sortir de l’alvéole avec un peu de gelée royale avec.
En rentrant chez moi je me suis acheté un picking en métal inoxydable. Mais là aussi j’ai été déçu car le crochet était trop gros et ne permettait pas sortir correctement la larve sans trop l’abîmer. J’ai donc entrepris une modification afin d’affiner le crochet pour mieux passer sous la larve sans transpercer également le fond de la cellule. En limant, meulant, je suis arrivé à avoir un outil qui me permettait de bien prélever la larve, mais aussi de bien la déposer dans le fond de la cupule.



J’ai aussi essayé un pinceau N°0. J’ai lu que certains apiculteurs arrivaient à greffer avec. Il faudrait plonger le pinceau dans la cellule, tourner pour coller la larve sur les poils et faire en gros l’opération inverse dans le fond de la cupule. J’avoue que j’ai essayé une bonne vingtaine de fois, mais je n’ai pas du tout trouvé le coup de main. Ce n’ai pas trop au retrait de la larve que j’ai eu du mal, mais plus à la dépose dans la cupule. La larve ne se décollait jamais bien. Il faut savoir qu’il est très fortement recommander de déposer la larve dans le même sens que sont prélèvement. C'est-à-dire que la larve ne doit pas être retournée. Le dos doit reposer sur le dos (si je peux utiliser ce terme pour une larve).



Au cours d’un salon professionnel, j’ai pu voir et m’acheter un picking Suisse, décrit comme la Rolls-Royce des pickings métalliques. Ce qui fait la principale différence avec ce type de picking et un autre en métal, outre son prix plus élevé, c’est la finesse du métal utilisé. Il est aussi prévu en fonction de la main avec laquelle vous voulez greffer. Un droitier ou un gaucher, ne va tenir le picking de la même manière. Entre un picking classique en métal inoxydable et un picking suisse, le geste est a peu prêt le même.




Par contre c’est beaucoup plus facile à prélever et à déposer avec le Suisse. En déposant la larve au fond de la cupule, il faut tout doucement commencer par une extrémité de la larve afin quelle accroche à la surface et retirer par un geste doux et régulier l’outil sous la larve. C’est comme si on voulait écrire une virgule au fond de la cupule. Des fois avec le picking classique en métal inoxydable, je m’aidais d’un pinceau pour pousser légèrement la larve du crochet, là avec le picking Suisse, je n’ai pas eu ce souci.





Enfin en assistant avec un ami apiculteur professionnel, qui fait beaucoup d’élevage de reine pour le renouvellement de régulier de son cheptel, a une séance de picking, je le voie utiliser un picking chinois. Je ne voulais pas rester sur un échec avec cet outil. J’ai donc aussi testé cet outil qui au départ ne me plaisait pas du tout. C’est surtout parce que celui qui j’ai pu essayer à mon premier essai n’était pas de bonne qualité. C’était plutôt un premier prix. Là aussi il y a différente sorte de qualité. Si l’on prend un bas de gamme, la plume sensé se recourber au fond de la cellule pour prendre d’un geste la large et la gelé royale, peut percer le fond de la cellule de cire. C’est ce qui m’était arrivé. J’ai traversé tellement de nombreuse fois au début que je ne voulais plus de cet outil. Puis en voyant un picking chinois avec une plume souple je me suis laissé tenter de nouveau.  Je suis assez satisfait du résultat que j’ai réalisé. Effectivement la larve est bien prise avec son lit de gelée royale et redéposée ensuite assez facilement.






 Faudra que je m’entraîne plus encore et faire des essais d’acceptation pour pouvoir vraiment me faire un jugement. 


 A vous de faire vos propres essais et de trouver l'outil qui vous convient le mieux.


5 commentaires:

Anonyme a dit…

bonjour
tu n'a pas essayé la picking chinois à ressort

olivier bapteste a dit…

Si, j'ai essayé. Faut quand même remarquer que la qualité n'est pas extraordinaire non plus.
J'ai lu un article dans la revue Anercea qui expliquait justement comment améliorer son picking en le rendant plus souple et prés recourbé. Ca va m'apporter une solution a mon problème de rigidité de la plume qui transperce trop facilement le fond de la cellule.

Damien a dit…

Bonjour,
où peut-on acheter des picking chinois de qualité?
Dans quelle numéro est-ce cet article pour améliorer son picking chinois "bas de gamme" ?

Merci pour l'article.

olivier bapteste a dit…

Je vais chercher le numero de la revue Anercea.
Par contre trouver un bon picking chinois comme ça je ne sais pas. Faut les voir et les toucher pour se faire une idée. Les photos sur catalogue ne permettent pas de se faire une bonne idée.

olivier bapteste a dit…

J'ai retrouvé les références de l'article. C'est dans le numéro n°93 du 1er trimestre 2011.